Au crépuscule je me suis endormie 

Et à jamais j’ai rêvé 

Sous un ciel étoilé 

Que les fleurs devenaient fourmis


Pour qu’elles puissent traverser 

Dans un océan déchaîné 

Les larmes amères 

Que j’avais laissé tomber hier


Que je ne pouvais laisser partir 

Sans avoir à mentir 

Car comment s’en sortir 

En évitant de s’anéantir  


C’est comme essayer de chasser

En ayant les yeux fermés 

Il faut essayer de nager 

Sans tenter de respirer 


Parfois c’est dur 

De vivre dans une tempête 

C’est comme un mur 

Qui nous empêche de poursuivre notre quête 

Comme si en étant enfermé dans notre tête

Nous ne pouvions faire la fête 


L’échec me faisait l’effet d’un orage 

Seulement, jamais n’arriva la pluie 

Comme cloîtrée dans ce nuage

Où règne la nuit


Nous oublions toujours que derrière cette fumée

Se trouve ce que nous avons toujours aimé

Là où les étoiles sont si spéciales

Où tout n’a pas toujours été glacial


Le soleil peut bien attendre 

Qu’il ne reste que des cendres

Car tout ce que l’on peut apprendre,

C’est comment se défendre


À travers ce feu, je ne vois rien 

Il ne me reste plus que des étincelles

Ces interminables séquelles 

J’ai besoin d’un chirurgien 


En observant les planètes

Je remarque qu’elles sont rares

Probablement perdues dans la tempête 

Seulement, il se fait tard


Mes yeux ne font plus la différence 

Trop absorbés par cette cadence

Et cette indifférence

Car, au fond, qu’est-ce que la persévérance?