« Nous devons utiliser les outils de dictature populaire pour éliminer l’Islam radical dans la province du Xinjiang. » Ces mots ne représentent qu’un infime extrait du discours tenu par le président chinois, Xi Jinping, et rapporté par le New York Times. Ces paroles démontrent bien le climat actuel en Chine, et malgré quelques documentaires, la nouvelle de ce massacre se retrouve désormais noyée au milieu de sujets d’actualité plus horrifiques les uns des autres.


D’abord, sous couvert d’un plan de protection contre le terrorisme suite à un attentat causé par des djihadistes en 2014, les autorités chinoises introduisirent un premier camp de détention. Bien que ceux-ci étaient décrits comme des centres d’apprentissage, mais selon Bénédicte Jeannerod, directrice de Human Rights Watch en France, les méthodes y étant utilisées se rapprochent plutôt de la torture que de l’éducation. 


D’après une ancienne détenue de ces camps, le manque d’hygiène, d’eau et de nourriture paraît comme une simple inconvenance à côté de toutes les formes de lavage de cerveau imposées aux prisonniers. Durant l’entrevue avec Arte, la femme révéla que les captifs sont forcés de porter allégeance au Parti communiste chinois, ainsi que de chanter l’hymne national et d’autres chansons reflétant les valeurs du parti politique du pays.


Cependant, même à des milliers de kilomètres de la province du Xinjiang, un sentiment de quiétude n’est pas nécessairement garanti. Dans le cadre d’une entrevue avec le média français Brut, un homme ouïghour installé en France dénonce plusieurs appels enregistrés lui ordonnant de se rendre à l’ambassade de Chine. Selon le jeune homme, les autorités du pays auraient le pouvoir de l’arrêter s’il s’y rendait.


Malgré toutes ces atrocités relatées par les médias, il semblerait que les grandes institutions du monde commencent à adresser la situation. En effet, il y a quelques mois, les États-Unis devinrent le premier pays, suivi par le Canada, à dénoncer ce génocide, jusqu’à présent ignoré.


Mathilde Charbonneau

Élève de troisième secondaire