Depuis presque qu’un millénaire (565 après Jésus-Christ), une légende raconte qu’une créature aurait vécu dans le loch Ness, un lac en Écosse. Ce mystère est toujours aussi contesté de nos jours, malgré les nombreuses recherches ayant été mises en place et dans le but d’éclaircir ce mystère…Peut-être connaissez-vous cet être dit surnaturel sous le nom de serpent des mers, de Nessie, d’un plésiosaure – par leur ressemblance – ou encore le monstre du Loch Ness. Selon certains, ce soi-disant monstre lacustre aurait été le fruit de l’imagination humaine et, pour d’autres, c’est une espèce à part entière. Bref, les opinions divergent sur la véritable origine de ce monstre marin : existe-t-il vraiment ?


Dans cet article, je vous exposerai les différentes hypothèses qui tentent de résoudre cette énigme depuis son apparition.


Informations générales sur la « créature » :

Le monstre du loch Ness est un animal que l’on dit cryptide. En effet, ce nom est attribué aux animaux « dont l’existence ne peut pas être prouvée de manière irréfutable » (Wikipédia, Cryptozoologie). Robert Harvey Rines était connu surtout pour son ardeur et sa persévérance à essayer de dévoiler l’identité du monstre qui fait l’objet de ce texte. En effet, accompagnés d’un homme combattant pour la conservation de la nature nommé Peter Markham Scott, ils sont même allés jusqu’à le doter d’un nom binominal – Nessiteras rhombopteryx – en 1975, faisant alors de lui une espèce animale à part entière… La créature est apparemment issue d’une légende écossaise, ce pays réputé pour les légendes de monstres vivants dans les eaux profondes.


Ils sont considérés dans ces récits comme des dragons des eaux celtes, gardiens d’un trésor enterré dans le lac, etc. Il y aurait également des « Chevaux des eaux » qui noieraient les imprudents…Bref, plusieurs pensent que le monstre du loch Ness serait une légende issue de la culture écossaise, tandis que d’autres pensent qu’il aurait été créé à partir d’un récit hagiographique – la Vita Columbae – racontant le miracle de Saint Columba, un moine irlandais. En 565, l’année où la rumeur – si elle en est une… – du monstre commença, le moine aurait sauvé l’un de ses camarades des griffes du monstre en faisant le signe de la croix et en invoquant les puissances divines…


Couche thermique d’inversion :

Selon une hypothèse, la présence d’une « couche thermique d’inversion » serait à l’origine de


mirages à la surface du loch. Cela ferait donc en sorte que peu importe l’objet, que ce soit un tronc d’arbre, une mouette, une bouteille, un tonneau, etc., nous aurions l’impression de les voir avec une apparence grotesque. Ainsi, plusieurs personnes auraient vu une illusion d’optique et auraient par la suite émis la rumeur qu’il y aurait une créature légendaire dans le lac. Sans oublier que cette inversion thermique peut aussi causer des vents allant contre le courant, ce qui donnerait l’impression aux observateurs qu’une créature bouge véritablement dans le lac.


Pourtant, plusieurs autres témoignages n’évoquent pas seulement l’apparence de la créature. En 1990, un témoignage illustre la présence de saumons échoués sur la rive avec une très grande présence de traces de morsures. Un jour, des pêcheurs assez sceptiques par rapport à l’existence du monstre du loch Ness ont avoué avoir vu une bosse brune-grise qui émergeait de l’eau. Curieux de savoir de quoi il s’agissait, ils se sont avancés à bord d’une barque et ils ont vu trois bosses comme cette dernière les entourant. Le plus étrange était le fait que ces bosses les avaient apparemment suivis sur une centaine de mètres ! À partir de là, il s’agit de témoignages et, même si ces personnes avaient eu cette impression, peut-être était-ce dû au stress ou à l’imagination ? D’un autre côté, si on réfléchissait toujours ainsi, il n’y aurait plus d’interrogations et de mystères !


Des photos révélatrices ?

La rumeur de monstre du loch Ness, bien qu’elle ait toujours été populaire, l’est devenue encore plus lorsque des photos montrant le monstre auraient été publiées en 1933-1934. En effet, comme une photo dans le Daily Mail en 1934 a fait le tour du monde, cela a eu pour conséquence de relancer les recherches et les hypothèses à propos du mystère tournant autour du loch Ness.


Rober Kenneth Wilson, l’auteur de la photo de 1934, laquelle aurait apparemment été prise sous les ordres du gouvernement, a cependant révélé plus tard que c’était un canular et que c’était en fait un jouet pour enfant en forme de sous-marin. Il y aurait une histoire de vengeance sous cette affaire, ce qui aurait poussé certains à se faire passer pour d’autres et mentir… En effet, le « sous-marin » aurait dû couler si c’était le cas, car le plastique n’était pas utilisé pour cela à l’époque… Mais pourquoi mentir ? Finalement, un riverain du fameux lac aurait avoué à travers son testament qu’il avait fait des sculptures de bois en forme du « monstre » pour faire amplifier la rumeur et, effectivement, on a retrouvé dans son hangar un modèle du monstre du loch.


Plusieurs autres personnes auraient essayé, tout comme le défunt riverain, de participer à la légende… En effet, en 1933, un directeur de cirque nommé Bertram Mills aurait fait preuve de « marketing » en offrant jusqu’à 20 000 livres (ce qui équivaut à 1 734 483,03 dollars canadiens d’aujourd’hui) à quiconque capturait le monstre pour son cirque. Il savait que cela allait faire beaucoup de publicité et qu’il ne risquait pas de perdre de l’argent. En fait, à l’époque, monsieur Mills faisait baigner ses éléphants dans les lochs. Comme seuls la trompe et le dos de l’animal dépassaient de l’eau, les habitants inhabitués à voir de tels mammifères dans leur pays, avaient l’impression que c’était une créature surnaturelle qu’il y avait dans le lac et non des pachydermes !


Généralement, ce qui propage le plus de rumeurs, ce sont les histoires par écrit… C’est ce qui s’est passé en 1933 quand un journaliste amateur a su par des amis une anecdote extraordinaire à propos du monstre. Il a écrit un article qui a traversé le monde et a remis sur le tapis le mystère du monstre du loch Ness. Ainsi, cette année-là, la rumeur a pris beaucoup d’ampleur et l’hypothèse que le monstre serait un plésiosaure, un dinosaure préhistorique, est devenue assez populaire. 


Différentes hypothèses sur la véritable identité du monstre

Un plésiosaure :

L’hypothèse que le monstre du loch Ness serait en fait un grand reptile marin provenant de la préhistoire et ressemblant à la description de la majorité des témoins, est aujourd’hui la plus répandue. Pour essayer de vérifier si cette thèse était véridique, les spécialistes ont fait des recherches et les résultats étaient assez intéressants : trois coquillages fossiles avaient été remontés par des robots sous-marins, et selon plusieurs scientifiques, cela prouvait incontestablement que le fameux lac donnait autrefois sur l’océan. D’un autre côté, un reptile normal, ayant du sang froid, ne pourrait survivre dans un lac, car il serait inadapté aux températures. Cependant, les plésiosaures sont reconnus pour pouvoir plus facilement régler leur température corporelle, ayant un métabolisme endothermique (donc qui permet de contrôler leur température corporelle grâce à leur métabolisme interne).


Une nouvelle espèce :

En 1965, un zoologiste reconnu pour sa persévérance à rechercher des animaux inconnus scientifiquement parlant, nommé Bernard Heuvelmans, a émis la thèse selon laquelle le monstre serait une espèce inconnue de pinnipèdes, comme les otaries à long cou. En effet, les épines et les cornes aperçues par les témoins pourraient être des tubes respiratoires. De plus, le chercheur a remarqué que ce genre de créatures était aussi rapporté ailleurs sur la planète. Cependant, le nombre d’observations (donc de témoins), est nettement inférieur à la quantité de fois (environ 24) où la créature respirait quotidiennement.


Un esturgeon :

Adrian Shine qui, en 1987, a mené la recherche Deepscan sur le monstre du Loch Ness, pense que la créature pourrait être un esturgeon baltique, un poisson pouvant mesurer 5 mètres et peser 360 kg. Leurs plaques osseuses et épaisses seraient un vrai bouclier et leur espérance de vie serait de 100 ans.


Un triton à long cou :

Selon Rupert Gould, connue pour avoir restauré les horloges marines de Josh Harrison, la créature surnaturelle pourrait être un triton à long cou. D’ailleurs, Roy Mackal, un biologiste passionné par la cryptologie, pense que ce serait la théorie la plus probable.


Un requin du Groenland :

Jeremy Wade, un biologiste et pêcheur reconnu pense qu’un requin du Groenland serait peut-être la réponse à toutes les questions tournant autour du mystère du monstre du loch Ness. Le requin, pouvant atteindre 7 mètres, aime les environnements comme celui du célèbre loch. Ainsi, l’aileron vu de la surface, pourrait ressembler à une bosse comme celles décrites par la majorité des témoins…


La Dame du Lac… :

À l’époque du roi Arthur, au Moyen Âge, plusieurs légendes ont été véhiculées, dont celle de la Dame du Lac. Cependant, le récit arthurien situe le territoire de Camelot bien trop loin du loch pour faire en sorte que cette thèse, moins probable que les autres, la soit encore moins…


Un silure glane :

Steve Feltham, un chasseur du monstre du loch Ness indépendant des recherches officielles, pense que cela pourrait être un silure glane, une espèce de poissons d’eau douce. Troisième plus grand poisson au monde, il peut atteindre plus de 2,6 mètres et 130 kg. À son avis, cette espèce aurait pu être intégrée dans la région pour faciliter la pêche. Cependant, il n’y a aucune source concrète qui permet de vérifier cette théorie… 


Recherches scientifiques :

En 1934, les premières recherches ont lieu pour essayer d’apercevoir la créature. 20 hommes ont été engagés et, munis d’appareils photo et de jumelles, ont essayé de réussir leur mission. Après 5 semaines, le résultat n’ayant pas été concluant, les recherches ont pris fin. Cependant, ce n’était pas fini. Environ 30 ans plus tard, le département nommé Bureau d’enquêtes sur les phénomènes du loch Ness, ayant pour but d’encourager les observations et les photos, a été créé.


En 1968, en 1969 et en 1970, des expéditions scientifiques ont été déployées par l’équipe de l’université de Birmingham. Le but des expéditions était, bien sûr, de trouver la créature, mais cette fois-ci avec des sonars. À deux ou trois reprises, les scientifiques ont enregistré des traces d’une grande masse en mouvement. Suivant cet exemple, en 1987, l’« Opération Deepscan » avait pour but d’explorer le loch en profondeur à l’aide de sonars. Malheureusement pour tous, l’expédition très médiatisée n’a pas été concluante…


Robert H. Rines avait produit des photos en 1972, 1975 et en 2001 montrant une créature volumineuse avec une petite tête. Cependant, le nombre de témoins qui ont vu la créature étant trop bas, ainsi que l’absence de signal sonar depuis des années, a fait en sorte que le chercheur pense qu’en raison du réchauffement climatique, le monstre serait mort lors de sa dernière expédition en 2008.


En 2003, la BBC, une chaîne de télévision, a lancé une opération avec 600 sonars par satellite. Le documentaire en lien avec la recherche a conclu que la fameuse créature était un mythe.


Finalement, en 2018, une étude ayant pour but d’identifier les différentes espèces dans le loch a été concluante. En effet, à l’aide de 250 échantillons d’eau du lac dans lesquels on a pu analyser des séquences ADN, on a identifié plus de 3 000 espèces différentes, dont l’humain ou encore le chien. Les résultats publiés en 2019 ont permis d’écarter la possibilité d’un reptile préhistorique (plésiosaure). Neil Gemmel, de l’université d’Otago, en Nouvelle-Zélande, a alors proposé la présence d’anguilles géantes…


Conclusion :

« Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits. »

Jim Morrison

En effet, ici, sans les médias et les nombreuses rumeurs (si elles en sont, bien sûr), le fameux monstre du loch Ness n’aurait jamais été l’objet d’articles, de recherches ou encore de marketing…


Durant votre lecture, vous avez pu constater que le monstre du loch Ness, malgré toutes les recherches faites pour éclaircir le mystère et les nombreux témoins, reste encore un sujet à débat aujourd’hui.


J’espère avoir exposé ce mystère si populaire de façon à ce que vous ayez pu vous forger votre propre opinion sans l’influence des médias en qui nous avons souvent une confiance excessive…


Alice Fortin

Élève de première secondaire

Collège d’Anjou