Avez-vous déjà eu la chance d’être à un endroit où l’écho répète parfaitement ce que vous criez? Assez satisfaisant, n’est-ce pas? Il y a quelque chose de fascinant à s’entendre parfaitement qui fait qu’on ne peut pas résister à reproduire ce phénomène.


Malheureusement, en 2021, la plupart des gens s’informent de la même manière qu’un enfant plus ou moins mature qui s’amuse à crier des vulgarités quelconques vers les montagnes. Ils préfèrent s’entendre eux-mêmes plutôt que d’écouter les autres.


Qu’est ce que la chambre d’écho?

Selon le dictionnaire de l’université Oxford, la chambre d’écho médiatique est un environnement où une personne ne rencontrent que des opinions et croyances similaires à ses opinions et croyances préexistantes en refusant de considérer quelconques alternatives.


Le phénomène n’est pas nouveau mais s’est intensifié avec l’importance qu’a pris les réseaux sociaux dans notre vie depuis quelques années. En effet, les algorithmes des réseaux sociaux nous créent une bulle de filtre dans laquelle nous retrouverons seulement des contenus qui nous intéressent. C’est pour cette raison que mes réseaux me proposent depuis quelques semaines une multitude d’articles sur les maîtresses de Louis XIV, de vidéos théorisant que Méphisto apparaitra dans Wandavision prochainement ou le Superbowl (oui, oui j’ai des passions particulières)


Mais pourquoi est-ce problématique?

Le problème apparaît quand les réseaux sociaux constituent la principale source d’information pour une personne. L’information est donc filtrée de la même manière que mon divertissement. En poussant du contenu qui est assuré de me plaire. C’est à ce moment que des personnes commencent à ne voir que des idées qui leur sont familières. On peut donc se rassembler entre personnes ne croyant pas à une pandémie mondiale ou qui croit à une élection américaine truquée par un pédophile sataniste…


Les médias sociaux ne sont pas entièrement à blâmer. En effet, bien qu’une personne très active en ligne se fait bombarder de points de vue confortables, elle sera accidentellement exposée à 20% plus de contenus contraires à ses idées que quelqu’un qui ne va jamais sur les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux ne sont donc pas l’unique facteur créant la chambre d’écho, il est possible de choisir de s’enfermer soi-même dans la chambre d’écho en ayant peur de s’exposer à des avis contraires.


Et on ne fait rien?

Certains réseaux sociaux essaient depuis quelques années des projets beta présentant différentes sources d’informations à propos d’un sujet donné mais les algorithmes restent une partie importante de leur modèle d’affaire. Plus on apprécie notre temps sur les réseaux sociaux, plus on y reste longtemps, plus on clique sur ces liens qui nous confortent dans nos idées, plus ces compagnies font du profit.


Et la solution?

La solution se retrouve surtout dans une prise de responsabilité personnelle par rapport à notre façon de s’informer. Il faut s’assurer d’aller chercher l’information de plusieurs sources. Il faut s’assurer de faire la différence entre un fait et une opinion. Il faut lire les articles et non seulement le titre. Il faut accepter de parfois lire quelques choses qui ne nous rendra inconfortable de temps à autres. En bref, il faut faire l’effort de sortir de sa bulle plutôt que de devenir rien d’autre qu’une donnée supplémentaire dans le monde des réseaux sociaux.


Bibliographie

Venne, Jean-François. (8 mai 2019). L’influence des médias : il faut séparer le vrai du faux. UdeM Nouvelles. https://nouvelles.umontreal.ca/article/2019/05/08/l-influence-des-medias-il-faut-separer-le-vrai-du-faux/

Oxford Learner’s Dictionnaries. Echo Chamber. https://www.oxfordlearnersdictionaries.com/us/definition/english/echo-chamber

Agence Science Presse. (11 juin 2020) Bulles de filtres et chambre d’écho. https://www.youtube.com/watch?v=i7d55LgDncM