La pandémie a redonné à la terre une bien meilleure allure. Les GES (Gaz à effets de serre) ont diminué partout dans le monde. Les eaux autrefois polluées par les touristes sont redevenues d’un bleu chatoyant. Malgré tout ça, une matière a continué à fluctuer: le plastique. Le pétrole, l’une des matières les plus exploitées dans le monde, de nombreux pays en ont d’ailleurs fait leur richesse, est la matière la plus dangereuse pour la planète bleue. Le septième continent a été créé par les humains et est composé à 100% de plastique. C’est un sujet très grave qui n’est pas assez abordé. De l’explication de cette étrange étendue à des solutions pour le faire diminuer, de nombreuses personnes sont prêtes à se battre pour cette cause.


Le septième continent est situé dans le Pacifique entre Hawaii et la Californie. Les satellites sont incapables de localiser ce vortex de plastique puisque la zone de déchets est translucide, de plus les déchets flottent, donc parfois ils sont sous la surface de l’eau et parfois hors de l’eau. C’est l’une des raisons pour laquelle cette mer d’ordures n’a pas été découverte avant 1997, par un océanologue Charles J. Moore. La formation de cette étendue est due aux courants marins. Les courants marins sont de puissants déplacements marins formés par les différences de température, du vent, de densité et de salinité. Cette mer de détritus est nommée ainsi, car la surface de l’étendue est vaste comme un continent. Mr. Moore a mesuré que la concentration de déchets du continent était de 334 000 détritus par km2 (en 1997). Les scientifiques ont estimé de par un échantillon pris à 10m de profondeur que les déchets présents étaient du matériel de pêche. Par contre, en 2010, les 192 pays déverseraient de 4,8 à 12,7 millions de tonnes de plastique sur les 275 millions de tonnes produites par ces mêmes pays. Plusieurs années après la première estimation, l’organisation Ocean Cleanup estime que la superficie de l’étendue est de 1,6 million de km2. Parfois, il y a même des déversements involontaires de bateaux. En 1990, la célèbre compagnie de chaussures Nike a perdu plus de 80 000 chaussures et bottes. Les articles partis du navire Hansa Carrier se sont échoués sur toute la côte ouest de l’Amérique du Nord, de la Colombie-Britannique à la Californie passant par l’archipel d’Hawaii. Les retrouvailles avec les chaussures ont duré trois ans. Un autre déversement était des jouets en plastique. Cela s’est produit en janvier 1992 au milieu du Pacifique. Les jouets en question ont été retrouvés jusqu’en 2007 au nord de la France.


Comme dirait Lavoisier « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cela veut dire que le plastique produit ne peut être que transformé. Comme solution plusieurs organismes suggèrent fortement de remplacer le plastique par d’autres matières recyclables comme le verre ou le métal. Ces deux matières peuvent être fondues autant de fois que nécessaire. Par contre, d’autres organismes vont directement aller à la source. Ils vont chercher des solutions pour réduire la superficie du continent. Une intéressante idée provenant de Bryan Slat, étudiant et membre de The Ocean Cleanup, suggère d’utiliser les courants marins pour amener les déchets vers des endroits où le plastique sera récupéré. Cette idée a été mise en place en 2018, mais les plateformes ont été endommagées après quelques mois d’usage avant d’être remises en place en septembre 2019. Malheureusement, les tempêtes seraient un obstacle à la récupération des microparticules qui sont la grande majorité des déchets. De plus l’idée enlèverait le sentiment de culpabilité aux principaux concernés, c’est-à-dire les consommateurs, les politiciens et les industries. Une autre solution a été mise en place par Ocean Voyages Institute. Ils mettent sur les filets de pêche perdus des systèmes de traçage. La récupération desdits filets permet en même temps la récupération de plastique qui s’est coincé dans les mailles du filet. Cette technique a permis d’expliquer la hausse importante de déchets récupérés. L’association dénombre en 2018, début des expéditions, 48 tonnes ramassées et en 2020, 103 tonnes de déchets récupérés, un record pas très glorieux.


En conclusion, l’explication de cet étrange phénomène et des solutions apportées à ce problème de taille démontre le fait que réduire son empreinte de plastique n’est pas un geste qu’une seule personne doit poser, mais bien que toute une planète doit poser. C’était la plus importante de toutes. Les îles de plastique, il y en a beaucoup, dont une autre importante au nord de l’Atlantique. Les conséquences de ces îlots de plastique sont énormes. Les animaux qui en meurent sont des centaines chaque jour.


Bibliographie

DE MATOS, FONTENEAU; Laure, Antoine, Le 7ème continent : un monstre de plastique [en ligne]. 24 mars 2018. https://information.tv5monde.com/info/le-7eme-continent-un-monstre-de-plastique-1863 (Consulté le 15 janvier 2021)

VORTEX DE DÉCHETS DU PACIFIQUE NORD, In: Wikipedia [en ligne]. Dernière date de modification de cette page le 13 janvier 2021. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vortex_de_déchets_du_Pacifique_nord (consulte le 17 janvier 2021)

COURANT MARIN, In: Wikipedia [en ligne]. Dernière date de modification le 3 janvier 2021. https://fr.wikipedia.org/wiki/Courant_marin (consulté le 15 janvier 2021)