Salut les jeunes! Comme vous le savez probablement tous, je ne suis pas très jeune. Si vous doutez encore de mon âge vénérable, je vous invite à aller voir les mosaïques pâlottes du 3e étage du bloc classe. Vous y verrez ma photo accompagnant la première cohorte de finissants de l’École secondaire Marie-Victorin. C’était en 1996.


Vous êtes sûrement en train de penser que je suis plus âgé que vos parents… Comme je suis né en 1971, j’ai eu la chance de commencer à suivre les Canadiens de Montréal dès la fin des années ’70. Dans mes lointains souvenirs, je me souviens avoir vu les Canadiens remporter 4 coupes Stanley. C’était, à l’époque, une évidence de voir nos Glorieux faire les séries éliminatoires et gagner plus d’une ronde. Quoi de mieux que de voir les Canadiens écraser les Bruins lors des séries au printemps? Vous qui êtes jeunes, n’avez jamais connu ce bonheur. Vous n’avez jamais vécu un printemps où les Canadiens remportent les séries les unes après les autres pours, finalement, battre les meilleures équipes et remporter la Coupe Stanley. Vous n’avez jamais manqué l’école pour aller assister au traditionnel défilé de la Coupe Stanley. Demandez à vos parents ou à vos grands-parents, c’est magique! Vous qui êtes nés après les années ’95, c’était au siècle dernier, n’avez jamais vu les Canadiens remporter une coupe Stanley. Vous avez à peine vu le CH remporter quelques rondes de séries éliminatoires. Vous n’avez pas été gâtés…


Est-ce que cette tendance sera renversée? Cet été, lors des séries, nous avons pu assister à un réveil des jeunes loups des Canadiens. Qui n’a pas aimé la tenue de Kotkaniemi et de Suzuki? Qui n’a pas aimé voir les Weber, Chariot et Petry guider la brigade défensive du CH vers des succès inespérés? Qui n’a pas aimé voir Carey Price tenir le fort de façon magistrale? Moi, j’étais le premier encouragé par ce que j’ai observé. Bien entendu, cet été, il manquait de gros morceaux à l’alignement du CH pour espérer devenir une équipe de premier plan. Un défenseur gaucher, un attaquant de puissance et un marqueur, sans oublier un 2e gardien qui saurait épauler Carey Price.


 Eh bien oui! Marc Bergevin a réussi à boucher les trous dans l’alignement de notre équipe afin de la rendre très respectable. Les Canadiens représentent maintenant une équipe digne des meilleures et se battra pour la coupe Stanley dès que la saison reprendra, probablement en début d’année 2021. Tout d’abord, Jake Allen sera un adjoint de luxe à Carey Price. Notez que les seconds de Price n’ont gagné que 4 matchs en 14 départs en 2019-2020. 4 matchs! De plus, Joel Edmundson sera un 4e défenseur idéal. En plus d’ajouter du muscle et de la hargne à la brigade défensive, il sera un partenaire idéal à Jeff Petry qui pourra exploiter son talent offensif à sa guise, sachant que le nouveau #44 sera là pour protéger ses arrières. À l’attaque, la venue de Josh Anderson permettra à Claude Julien de compter sur un marqueur droitier potentiel de 30 buts et, à 6’3’’ et 220 lbs, le jeune joueur de 26 ans saura faire sa place devant le filet lors du jeu de puissance. Pour sa part, Tyler Toffoli, un autre marqueur de 20 buts, apportera de l’expérience et pourra jouer en avantage et en désavantage numérique. Il sera un atout de taille pour l’entraineur, il sera habilité à jouer sur un des trois premiers trios à l’attaque. En somme, Marc Bergevin a travaillé méthodiquement et intelligemment. Il a exploité l’espace sous le plafond salarial pour ajouter des joueurs de talent à sa formation (trois gagnants de la coupe Stanley), mais aussi des joueurs au gabarit imposant, ce qui manquait cruellement aux Canadiens.


Eh! Les jeunes! Pensez-vous que vous aurez la chance de voir une équipe de hockey gagnante à Montréal dès la saison prochaine? N’hésitez pas à venir m’en parler sous votre masque!